Le monde rural au passé et au présent : une histoire française

Jean-Yves Laurichesse

Résumé


La ruralité fut longtemps une composante majeure de l’identité française, avec pour expression littéraire privilégiée le “roman régionaliste”. Mais, discréditée par le régime de Vichy, rendue anachronique par ce que le sociologue Henri Mendras a nommé dès 1967 “la fin des paysans”, elle semblait condamnée à l’effacement. Elle suscite pourtant un regain d’intérêt collectif à partir des années 1970, articulé à des problématiques nouvelles : la mémoire, l’écologie, les identités régionales. Dans le sillage de Vies minuscules de Pierre Michon (avec pour précurseurs Jean-Loup Trassard ou Robert Marteau), la littérature fait le deuil d’un monde qui est aussi celui de l’enfance, tout en développant une critique de la modernité, sous le signe d’une identité perdue (Pierre Bergounioux, Richard Millet). Pourtant, la vie ne s’arrête pas dans les campagnes, qui tentent de s’inventer un avenir sur les ruines de la vieille civilisation paysanne (Marie-Hélène Lafon). Mais elles deviennent aussi le lieu où s’accumulent les problèmes sociaux (la France périphérique), écologiques (l’agriculture industrielle), éthiques (la condition animale) d’une France en pleine crise d’identité (Jean-Baptiste Del Amo, Aurélien Delsaux).


Mots-clés


ruralité ; fin des paysans; campagnes; roman de la terre; écopoétique

Texte intégral :

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2012 | Revue critique de fixxion française contemporaine |  (ISSN 2033-7019)  |  Habillage: Ivan Arickx |  Graphisme: Jeanne Monpeurt
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