La route de Luc Vidal comme récit de voyage hippie: ses intertextes, ses idéologèmes et son public

Béatrice Schuchardt

Résumé


Vers la fin des années 60 et au début des années 70, la contre-culture juvénile des hippies cultivait ses propres valeurs et idées, nées essentiellement de leur frustration devant le conservatisme de leurs parents, mais son idéologie pâtissait de contradictions dues au passé bourgeois de la plupart de ses membres.

Ciblant le genre littéraire du récit de voyage hippie, cet article analyse comment l’auteur Luc Vidal, qui se considère comme un membre de la communauté hippie, reproduit à la fois les valeurs et, inconsciemment, les contradictions du mouvement dans sa volonté de capter l’attention de ses jeunes lecteurs. La route, le récit de voyage de Vidal, retrace l’identité spécifique de la contre-culture hippie en même temps qu’il la met en doute, p. ex. quand le texte renvoie au canon littéraire de la bourgeoisie cultivée ou qu’il reproduit dans ses évocations du monde asiatique les stéréotypes culturels des orientalistes du XIXe siècle.

Mots-clés


récit de voyage hippie; stéréotype; orientalisme; culture de jeunes; lectorat

Texte intégral :

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2012 | Revue critique de fixxion française contemporaine |  (ISSN 2033-7019)  |  Habillage: Ivan Arickx |  Graphisme: Jeanne Monpeurt
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