"Journal intime", roman: une autofiction de Nathalie Rheims

Yves Baudelle

Résumé


Autofiction déclarée qui “maquille” les identités, Journal intime, “roman” de Nathalie Rheims (2007), confirme que, dans l’écriture de soi, c’est avant tout le sort fait aux noms propres qui fixe le statut – fictionnel ou non – du texte. Mais cette « littérature du secret » définit aussi un style de l’autofiction, au croisement de l’éthique et de l’esthétique. Développant toute une poétique de la transposition, la narratrice affirme notamment la nécessité d’une fictionnalisation effective de soi. Par son épistémologie critique, sa dimension métatextuelle affirmée et sa recherche formelle, ce livre confirme donc la filiation de l’autofiction actuelle avec les modernes; toutefois, eu égard à son élégance et à son exigence esthétique, la spécificité de cette autofiction de Nathalie Rheims est de se rattacher à la tradition classique.


Mots-clés


autofiction; noms propres; transposition

Texte intégral :

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2012 | Revue critique de fixxion française contemporaine |  (ISSN 2033-7019)  |  Habillage: Ivan Arickx |  Graphisme: Jeanne Monpeurt
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