After Fiction? Democratic Imagination in an Age of Facts

Alison James

Résumé


Le roman reste le genre privilégié dans une certaine réflexion philosophique, notamment celle de Martha Nussbaum, sur les affinités entre littérature et démocratie : le roman prônerait des valeurs libérales et démocratiques en favorisant le développement de nos capacités d’imagination. Pourtant, le lien entre fiction littéraire et communauté démocratique devient de nos jours extrêmement fragile. Dans le monde anglophone, l’effort pour restaurer cette relation passe souvent par une délégitimation de la fiction au nom des pouvoirs de la “non-fiction” littéraire, catégorie protéiforme qui permet d’ancrer l’invention dans l’actualité. Dans le contexte français, ce “tournant factuel” s’articule autour de l’inscription ambivalente des pratiques narratives dans une conception élargie de la fiction. On voit émerger des formes d’activité littéraire en continuité avec la prolifération “démocratique” de l’information—sans que cette transformation du champ littéraire exclue le recours à la fiction, capable d’ouvrir le régime des “histoires vraies” à l’imaginaire des possibles.

Mots-clés


non-fiction; philosophie et littérature; genres factuels

Texte intégral :

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2012 | Revue critique de fixxion française contemporaine |  (ISSN 2033-7019)  |  Habillage: Ivan Arickx |  Graphisme: Jeanne Monpeurt
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