“Film Socialisme” ou l’hybridité de l’écriture. Vers une nouvelle “caméra-stylo” ?

Thomas Carrier-Lafleur

Résumé


Aussi désireux d’entendre ses harmoniques que de pousser les paradoxes propres à la figure hybride de l’écrivain-cinéaste, le présent article proposera une enquête sur les modes d’existence de l’œuvre d’un artiste qui a toujours su se placer à l’extrême pointe du contemporain : Jean-Luc Godard. Plus particulièrement, sera proposée une analyse, volontairement exploratoire, de Film Socialisme, œuvre à deux têtes en ce que le film de 2010 s’accompagne d’un livre, Film Socialisme : Dialogues avec visages auteurs, publié la même année. Ce redoublement du film par le livre, et inversement, est l’occasion de nous questionner, à l’heure du numérique, sur les fruits qu’est à même de porter la transmédialité, c’est-à-dire la capacité d’une fiction à investir plusieurs champs et supports. En ce sens, sera proposé un portrait de Godard non seulement en tant qu’écrivain-cinéaste, mais, de façon plus primordiale encore, en tant qu’artiste des médiations.

Mots-clés


Film Socialisme; écriture; fiction double; clichés; médiations techniques; œuvres hybrides

Texte intégral :

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2012 | Revue critique de fixxion française contemporaine |  (ISSN 2033-7019)  |  Habillage: Ivan Arickx |  Graphisme: Jeanne Monpeurt
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