Dramatizing the Virtual: A Deleuzian Reading of Three Recent Metafictions

Erika Fülöp

Résumé


Selon Todorov et un certain nombre d'autres critiques, toute fiction littéraire traite en quelque sorte d'elle-même. Quelques-unes le font cependant plus que d'autres, en particulier au XXe siècle, où s'est produit ce que Werner Wolf appelle "le tournant metaréférentiel". Trois romans français récents — La Vengeance du traducteur de Brice Matthieussent, L'Auteur et moi d'Éric Chevillard, et La Disparition de Jim Sullivan de Tanguy Viel — ont néanmoins réussi à pousser plus loin que quiconque avant eux l'exploitation des possibilités offertes par la genèse de la fiction comme constituante d'une histoire et comme principe structurant, et offrent une nouvelle perspective sur le potentiel d'auto-définition de la fiction.  

Les trois romans présentent un narrateur que nous voyons dans le processus d'écriture et/ou de commentaire de sa fiction. Cet article explore les commentaires du narrateur sur la fiction enchâssée dans la perspective de la notion deleuzienne du virtuel. Il fait valoir qu'au-delà de l'apparente transparence du processus de production et de lecture à travers les commentaires, les romans emploient un ensemble complexe de stratégies qui dramatisent la virtualité des récits et le processus de virtualisation.


Mots-clés


métafiction; virtuel; Deleuze; Chevillard; Viel; Matthieussent

Texte intégral :

PDF (English) HTML (English)





2012 | Revue critique de fixxion française contemporaine |  (ISSN 2033-7019)  |  Habillage: Ivan Arickx |  Graphisme: Jeanne Monpeurt
Sauf indication contraire, textes et documents disponibles sur ce site sont protégés par un contrat Creative Commons CClogo