Neutralisations : les “fictions” figeantes d'Édouard Levé

Julie Gaillard

Résumé


Cet article s'appuie sur une analyse logique du nom propre pour interroger la manière dont Édouard Levé situe ses oeuvres aussi bien photographiques que littéraires à la charnière où s'effectue le partage du virtuel et de l'actuel, dans des processus de neutralisation. Le nom propre pose des problèmes spécifiques à la charnière du langage et de la perception. De manière générale, Levé désarticule les opérations qui allient le nom propre à son référent ou a ses significations, aboutissant ainsi à des effets de déréalisation ou d'étrangeté qui perturbent profondément et durablement les frontières de la réalité et de la fiction. À cet effet, l'analyse s'appuie notamment sur la théorie du nom propre développée par Jean-François Lyotard dans Le Différend, qui permet d'observer le rôle du nom propre et de sa pragmatique dans les procédures d'établissement de la réalité.


Mots-clés


Édouard Levé; nom propre; réalité; déréalisation; actualisation

Texte intégral :

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2012 | Revue critique de fixxion française contemporaine |  (ISSN 2033-7019)  |  Habillage: Ivan Arickx |  Graphisme: Jeanne Monpeurt
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