L’écriture arborescente de la Caraïbe : esquisse d’une écopoétique en situation

Christina Kullberg

Résumé


Cet article explore le rôle et la présence des arbres et des forêts dans deux romans antillais: Édouard Glissant (Mahagony) et Maryse Condé (Traversée de la mangrove). Nous verrons que les arbres agissent et s’inscrivent dans la poétique même des textes et nous tenterons de montrer comment ces auteurs forgent une sorte d’écriture arborescente qui s’enracine dans le local tout en tendant vers le monde extérieur. En se servant des arbres pour repenser le rapport à leur réalité passée et présente, entre violence et beauté, révolte et soumission, ces auteurs tentent, à travers l’écriture, d’articuler différemment le sujet postcolonial. Par le biais de cette interrogation, les enjeux sont également théoriques. L’article cherche à mettre en question une certaine opposition qui s’est établie entre d’une part une écocritique, basée sur les cultural studies dont font partie les études postcoloniales, et d’autre part une écopoétique focalisée sur le texte. Nous parlerons donc d’une écopoétique située où le contexte culturel, social, historique et littéraire surgit du texte même et entre dans l’écriture comme force créatrice.

Mots-clés


littérature antillaise; écopoétique; Glissant; Condé; écocritique postcoloniale

Texte intégral :

PDF HTML





2012 | Revue critique de fixxion française contemporaine |  (ISSN 2033-7019)  |  Habillage: Ivan Arickx |  Graphisme: Jeanne Monpeurt
Sauf indication contraire, textes et documents disponibles sur ce site sont protégés par un contrat Creative Commons CClogo