La poétique écologique profonde d'Éric Chevillard.

Marie Cazaban-Mazerolles

Résumé


Éric Chevillard, écrivain zoolâtre fatigué de l’anthropocentrisme de la littérature, travaille depuis le début des années 90 à "faire advenir autre chose que l'homme" dans la littérature et dans la langue. En étudiant les modalités multiples de la présence du non-humain dans ses œuvres, cet article montre comment la poétique de l'écrivain, si antiréaliste et autoréférentielle qu'elle puisse paraître de prime abord, porte en réalité une vision du monde résolument écologique dont elle tire en partie son caractère subversif. En représentant jusqu'à l'hyperbole l'interdépendance des règnes et des créatures, en dépliant dans ses récits les implications ontologiques et métaphysiques de la pensée environnementale, Éric Chevillard rejoint alors  un mouvement parmi les plus radicaux de la réflexion écologique actuelle: celui de la deep ecology.


Mots-clés


Chevillard; écopoétique; écologie profonde

Texte intégral :

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2012 | Revue critique de fixxion française contemporaine |  (ISSN 2033-7019)  |  Habillage: Ivan Arickx |  Graphisme: Jeanne Monpeurt
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