“Anima” et l’écopoétique

Margot Lauwers

Résumé


Une étude écocritique – surtout dans sa tradition nord-américaine – se penche le plus souvent sur des textes réalistes dont la sensibilité environnementale est évidente. Ce faisant, l'ecocriticism vise à affermir la conscience écologique, confirmant l'idée que la littérature peut agir comme agent de changement social.

Mais qu'arrive-t-il lorsqu'une approche écocritique rencontre un texte français postmoderne dont les préoccupations ou sensibilités environnementales ne sont pas ouvertement déclarées ? Anima de Wajdi Mouawad nous offre l'occasion idéale pour essayer de répondre à cette question. Le véritable intérêt d'Anima ne réside pas dans le fait que les animaux sont ceux qui racontent l'histoire. Leur (apparente) autonomisation narrative ne fait que renforcer l'action humaine comme moteur du récit. Le but de cet article sera de mettre en avant deux autres facettes écocritiques d'Anima: la déconstruction de la prétendue unicité de l'humain et la réécriture de l'environnement urbain comme faisant partie de l'environnement naturel.

Mots-clés


prosopopée; écocritique; écopoétique; Wajdi Mouawad; critique littéraire environnementale

Texte intégral :

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2012 | Revue critique de fixxion française contemporaine |  (ISSN 2033-7019)  |  Habillage: Ivan Arickx |  Graphisme: Jeanne Monpeurt
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