Sur/vivre aux limites (1): Sexistence et transgression dans “Plus fort que moi” de Guillaume Dustan

Ârash Aminian Tabrizi

Résumé


Cet article propose une lecture (partielle/partiale) du troisième roman de G. Dustan, Plus fort que moi (1996), qui interroge la formation transgressive à la sexualité (ou à l’ “homosexualité”) de Guillaume, le protagoniste. C’est tout particulièrement à la reconfiguration (comme “sur/vie”) de plusieurs limites (s)existentielles (et des modalités qu’elles définissent dans le régime d’une certaine “hétérosexualité idéale”) que cette lecture s’intéressera. Ainsi brossera-t-elle, dans un premier temps, l’histoire de la Bildung sexuelle de Guillaume, pour se concentrer, ensuite, sur la façon dont il démultiplie les plaisirs (possibles) du corps (aidé ou non de technologies spécifiques), ainsi que sur les manières dont il a de moduler et de modéliser autrement le temps (devenu élastique, plastique) et l’espace (cartographiant à neuf les frontières du privé et du public). L’article se focalisera, enfin, sur la réévaluation par Guillaume de sa relation au monde et à ses partenaires une fois qu’une mort (potentiellement) imminente a été inscrite en lui par le virus du sida. Cet article présente l’entame d’une étude plus vaste qui approcherait la “notion” polymorphe de ce qui sera appelé ici (et ailleurs) la sexistence – et plus généralement TRANS–.


Mots-clés


Dustan; survivre; limites; sexistence; transgression; Bildungsroman

Texte intégral :

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2012 | Revue critique de fixxion française contemporaine |  (ISSN 2033-7019)  |  Habillage: Ivan Arickx |  Graphisme: Jeanne Monpeurt
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