Prix littéraires, du meilleur livre aux meilleures ventes : mutations prescriptives d’une usine à best-sellers

Sylvie Ducas

Résumé


Le prix littéraire est une fabrique de romans labellisés savamment relayée par les médias et le marketing éditorial, il constitue un dispositif médiatico-publicitaire qui crée à tout coup des best-sellers grâce à la rentrée littéraire et les sélections, puis les palmarès qui favorisent l’accès des ouvrages primés dans les listes de meilleures ventes. C’est sous l’angle de la prescription culturelle que l’on interrogera cette usine à best-sellers, et la notion de best-seller plus largement. L’essor des industries culturelles depuis les années 1980, l’ère de la pléthore éditoriale et de l’hyperchoix qui rend nécessaires des instances de tri et de sélection, font des jurys littéraires des tribunes prescriptives incontournables. Mais la montée en puissance des expertises amateures et Internet change la prescription, transformant l’objet du best-seller lui-même, les représentations que l’on s’en fait, sa définition et ses contenus, comme les instances qui le recommandent.


Mots-clés


Prix littéraires; prescription; industries culturelles; hyperchoix; internet; lecteurs

Texte intégral :

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2012 | Revue critique de fixxion française contemporaine |  (ISSN 2033-7019)  |  Habillage: Ivan Arickx |  Graphisme: Jeanne Monpeurt
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