“On ne sait jamais rien du sort d’un livre”. Théorie et pratique des best-sellers

Alexandre Gefen

Résumé


Pour s'immuniser des aléas de l’édition, est née avec la littérature industrielle l’idée d’une rationalisation du succès littéraire grand public, qu’elle se nomme plan marketing ou sociologie des règles de l’art. Parallèlement, l’accessibilité inédite du roman à l’ère de l’auto-publication réalise la prophétie de Sainte-Beuve (“avec nos mœurs électorales, industrielles, tout le monde, une fois au moins dans sa vie, aura eu sa page, son discours, son prospectus, son toast, sera auteur”) entrainant la parution d’un nombre considérable de manuels de réussite littéraire, condensés de rhétorique ou nomenclatures de procédés pour page-turners -  jusqu’à la parodie récente d’Arnaud Demanche, Comment devenir le nouveau Marc Levy ? Alors que pointe à l’horizon la production de romans par des intelligences artificielles, la dernière mode est de confier l’objectivation des qualités structurelles, thématiques et stylistiques supposées des best-sellers aux Humanités numériques, ainsi que le proposent Jodie Archer et Matthew L. Jockers dans The Bestseller Code. C’est à un inventaire et un décodage de ces manuels, qu’ils soient descriptifs ou prescriptifs, que cet article voudra procéder.

 


Mots-clés


Best-sellers; roman populaire; démocratisation

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2012 | Revue critique de fixxion française contemporaine |  (ISSN 2033-7019)  |  Habillage: Ivan Arickx |  Graphisme: Jeanne Monpeurt
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