Littérature algérienne : le best-seller introuvable ?

Tristan Leperlier

Résumé


Le best-seller peut être pensé autrement que comme un livre symbole de la mondialisation littéraire : il s’agit aussi d’un auteur, inscrit dans une trajectoire transnationale. C’est ce que montre le cas de Yasmina Khadra, auteur algérien de langue française à succès en France (et dans le monde). Le succès croissant de son nom est lié aux investissements financiers de son éditeur, et les qualités intrinsèques de ses textes (notamment la dialectique subtile entre reconnaissance, défamiliarisation et connaissance sur un monde « exotique ») sont indissociables de celles attachées en France à son auteur, perçu comme un informateur authentique et fiable sur l’Algérie et le monde arabo-musulman. Les caractéristiques et la valeur attachée à ses livres doivent en effet être replacés dans une perspective transnationale, et dans les logiques de circulations (production et réception) entre le local et le global, ou plutôt la périphérie et le centre de la République mondiale des lettres : tout en étant un auteur de best-seller mondialisé, Yasmina Khadra peut se percevoir et être perçu (au moins partiellement) comme un grand écrivain algérien. Cette étude s’appuie sur plusieurs bases de données originales, des entretiens semi-directifs avec des écrivains et éditeurs, des analyses d’œuvres (texte et paratexte) et de réception (dossier de presse de l’auteur).

Mots-clés


best-seller; sociologie de la littérature; Algérie; postcolonial

Texte intégral :

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2012 | Revue critique de fixxion française contemporaine |  (ISSN 2033-7019)  |  Habillage: Ivan Arickx |  Graphisme: Jeanne Monpeurt
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