Avant-propos
Despising,
For you, the city, thus I turn my back:
There is a world elsewhere.
William Shakespeare
1 Toute époque peut se définir par les relations qu’elle établit entre le territoire familier et des espaces lointains, mal déterminés, situés ailleurs ou “elsewhere”. À cet égard, la période de mondialisation qui s’est ouverte dans les années 1980 prend des traits singuliers qu’il reste à examiner. Dans un monde et un temps où les facilités de transport ont favorisé – malgré le désastre humanitaire lié à l’ampleur sans précédent des migrations actuelles – la généralisation des pratiques voyageuses, où les questions touchant aux communications font l’objet d’une inflation discursive et où l’on a pu parler d’un “tournant spatial” ou d’un “tournant géographique” des sciences humaines et sociales[1], il nous a paru important de réfléchir sur cette circulation généralisée, cet engouement pour les discours viatiques et sur la manière dont le récit contemporain de langue française s’en empare pour en jouer.
2 Toutefois, l’ailleurs est une notion faussement évidente. Nous nous en sommes d’emblée avisés en constatant qu’en anglais, le passage de l’adverbe au substantif est moins aisé qu’en français : “the elsewhere” ne s’utilise pas aussi facilement que “l’ailleurs”. La pente allant de l’indéfinition adverbiale à une forme substantivée est loin d’être facile dans la langue de Shakespeare. À juste titre sans doute. Parler de “l’ailleurs” voire d’un ou des ailleurs revient en effet à donner une apparence de détermination à ce qui demeure fondamentalement indéfini. Il convenait donc de garder en mémoire la double acception de la notion[2]. Le terme “ailleurs” peut désigner un domaine d’expérience, effectif ou imaginaire, déjà habité par d’autres et dans lequel un personnage peut s’aventurer. Mais il renvoie aussi à un phénomène d’horizon, une apparence transcendantale selon laquelle la conscience, qui s’éprouve limitée, projette dans l’espace la récupération de cette absence de limites qu’elle sent obscurément en elle. Cette seconde acception soutient l’attitude du gnostique qui bien qu’il soit dans le monde, croit qu’il ne lui appartient pas car il vient d’ailleurs. Yves Bonnefoy nous a mis en garde contre cet “arrière-pays”, car comme le surréalisme avec lequel le poète avait rompu, cet ailleurs porte en lui l’idée d’une autre lumière qui donne le sentiment que le monde où nous vivons et agissons est une prison[3]. Une telle dévalorisation de la présence relève des arrière-mondes autrefois dénoncés par Friedrich Nietzsche. Cet ailleurs à la splendeur irréelle n’est pas complètement absent des œuvres ici étudiées, qu’il continue parfois de hanter. Toutefois, dans les textes qui suivent, il est le plus souvent question de domaines où l’auteur, le personnage peuvent voyager, espaces géographiquement et historiquement situés. L’ailleurs constitue alors une scène où l’Autre est accessible et où l’altérité est mesurée à partir d’un être-au-monde commun, d’une histoire partageable.
3 Aujourd’hui, dans un monde où tous les lieux sont reliés d’une façon quasi immédiate, le constat d’une perte de l’ailleurs est devenu un lieu commun. L’époque où il suffisait de s’aventurer au-delà des frontières du monde familier pour aller vers de nouvelles découvertes, pour s’éprouver au contact d’autres peuples voire pour procéder à un essai de mise en ordre occidentale de la planète, est révolue. Il est possible, comme le suggérait déjà Victor Segalen, que l’ère du tourisme, donc du médiocre voyageur, ait commencé lorsqu’on a compris que la terre est une sphère, puisque “Sur une sphère, quitter un point, c’est commencer déjà à s’en rapprocher ! La sphère est la Monotonie”[4]. La mondialisation contemporaine accroît ce sentiment de perte, faisant du voyage un art à la fois désincarné, à cause de la vitesse, et phagocyté par la généralisation des pratiques touristiques. Il en résulte une transformation de la littérature viatique et l’avènement d’une inspiration de l’exotisme en tant que perdu, contraignant l’écrivain à imaginer un nouveau rapport au visible. Pourtant, nombre de récits et de romans s’attachent au voyage, montrant que l’ailleurs introduit, encore et malgré tout, la possibilité d’un espace différent à explorer et à rêver. Il convenait d’examiner les formes de cette littérature nouvelle. Nous avons choisi de le tenter à partir de trois questionnements généraux concernant la projection, la localisation et la production de l’ailleurs.
4 Tout d’abord, quelle lumière l’ailleurs projette-t-il sur les lieux familiers et sur nos conceptions de l’ici ? Et que se passe-t-il quand c’est de l’ailleurs que s’opère ce renversement ? Il convenait ainsi de faire une part importante aux écrivains dits “francophones” parce qu’ils instaurent, à partir de leur culture, une relation particulière entre ici et ailleurs, une condition créatrice hybride où les termes de l’identité et du lieu se voient brouillés. Notre objectif était ainsi moins de spatialiser des relations que de nous demander ce qu’il advient lorsqu’il n’existe plus de centre évident dont il faudrait se détacher.
5 En deuxième lieu, où cet ailleurs est-il localisé, désormais ? Quels sont les lieux privilégiés, les espaces où les écrivains voyagent de préférence et selon quelles modalités ? On pense immédiatement au récit de voyage, mais l’époque est-elle encore à ce type de narration ? Si dans les années 1960, un Nicolas Bouvier a pu en renouveler les cadres, il semble que l’arpentage du monde suive désormais d’autres voies, et s’il y a un roman du voyage, il importe de vérifier en quoi il garde une importance critique et cherche à tordre le cou aux clichés. La mondialisation paraît instaurer une nouvelle morale du regard en même temps qu’une géographie inédite du périple dont il reste à tracer les contours.
6 Enfin, il convenait d’interroger les formes, les symboles, les pensées voire les institutions qui prennent les espaces lointains en charge produisant ainsi de nouvelles conceptions de l’ailleurs et de ses significations. Il s’agissait moins alors de cartographier les lieux d’un exotisme suranné que de nous demander quel type de possibilités et de paradoxes renfermaient ces ailleurs inédits.
Projection de l’ailleurs
7 L’ailleurs est redéfini par notre époque et notre littérature qu’il contribue en retour à définir. Véronique Porra constate ainsi que le développement intensif du tourisme lié aux progrès techniques et à l’amélioration croissante des moyens de transport, le quadrillage systématique de la planète par les nouveaux moyens d’information et l’avènement du règne de l’image-écran ont bouleversé tout à la fois la notion d’inconnu et nos conceptions spatio-temporelles. Pourtant, face à un sentiment fait de lassitude par saturation et de conscience de la vacuité de la démarche viatique, nous assistons, semble-t-il, moins à une remise en cause de la vision exotique qu’à une redéfinition des ailleurs qui nous fait corrélativement redécouvrir l’endotique – notion due à Georges Perec, L’infra-ordinaire, 1989 —et nous entraîne à interroger l’habituel, ce domaine aussi capital que négligé.
8 Dans le même esprit, Jean-Xavier Ridon étudie la manière dont les projections de l’ailleurs servent une critique des valeurs propres à l’espace d’où vient l’auteur nomade. Il montre comment la quête spirituelle de certains voyageurs de la seconde moitié du XXe siècle tend à se transformer en la recherche d’une relation à la nature où se dessinent une critique de l’Occident et l’essai d’une nouvelle éthique de la relation entre l’homme et le monde. Dans les œuvres de Muriel Cerf et de Sylvain Tesson notamment, la nature (comme l’Orient auparavant) est instrumentalisée pour représenter un ailleurs renvoyant à une dimension ésotérique du voyage.
9 Isabelle Bernard analyse les singularités des figures de l’ailleurs dans un corpus de romans du voyage aux accents autobiographiques. Jean-Philippe Toussaint, Patrick Deville et Mathias Énard se montrent soucieux de démystifier l’ailleurs tout en refusant d’y voir un banal non-lieu. Ils convertissent un impérieux désir de lointain en une interrogation sur la dialectique de l’identité et de l’altérité, reconnaissant, chacun à sa façon, la part de l’Autre dans la construction et la connaissance de soi. Par-là, ces différents autoportraits à l’étranger transforment l’ici-même en terra incognita.
10Ninon Chavoz prend le carnet de voyage pour objet de son étude. Cet instrument à la fois banal et capital d’un récit, dont il infléchit la forme diariste et fragmentaire, devient le lieu où se construisent simultanément une représentation singulière de l’altérité et une réflexion sur l’identité. L’analyse de trois romans d’Éric Chevillard, de Sylvain Prudhomme et d’Abdourahman Waberi, ayant pour point commun de mettre en scène un “écrivain” parti en Afrique, armé d’un ‘‘carnet” destiné à une prise de notes hyperbolique, montre comment chaque récit met en scène l’échec du carnet contemporain, qui bute sur l’impossibilité d’une recension exhaustive de l’ailleurs et reflète l’instabilité du positionnement de l’écrivain voyageur contemporain.
11Mais l’écriture de l’ailleurs n’est pas uniquement l’apanage des écrivains voyageurs ou des auteurs “post-coloniaux”. Alain Ausoni aborde le cas d’écrivains qui ont appris le français tardivement mais qui ont choisi de faire œuvre littéraire dans cette langue. Ces écrivains “translingues” ont non seulement été récompensés par de multiples prix littéraires, mais ont aussi été accueillis par l’Académie Française, à l’image d’Hector Bianciotti, François Cheng ou Andréi Makine. L’étude d’Ausoni s’intéresse à l’élection triomphale de ce dernier à l’Académie, marquée par un discours de réception où il a pris soin de se distinguer d’Assia Djebar, à qui il succédait pourtant dans le cinquième fauteuil. Sont ainsi analysés les éléments composant la posture de l’écrivain transplanté, posture où la question de l’ailleurs est revendiquée comme une problématique centrale.
Localisation de l’ailleurs
12À une époque où il est moins question de découvrir des “terres vierges” que d’inscrire nos déplacements dans une cartographie culturelle de différents ailleurs toujours déjà textualisés, il est intéressant de voir comment certains pays, certaines régions se voient reconfigurés par le récit contemporain. Martina Stemberger interroge ainsi les visions de la Russie, prises entre clichés (“l’âme russe”) et recherche d’une autre Europe voire d’une mondialisation différente qui saurait éviter la forme banale de la globalisation étatsunienne.
13On connaît en effet l’intérêt des écrivains français du XXe siècle pour la société étatsunienne et leur critique de l’arrogance et de la vulgarité “yankee”. Pourtant, William Cloonan constate que depuis les événements du 11 septembre 2001, le roman de langue française s’intéresse à la vie américaine selon des modes de représentation assez différents. Si les critiques demeurent, les préoccupations personnelles voire égotistes tendent à supplanter le discours politique. Le roman étatsunien lui-même est devenu un objet de parodie et de pastiche, ce qui traduit un respect assez nouveau pour ses conventions littéraires. Cloonan présente les grandes catégories romanesques composant l’intérêt français actuel pour les États-Unis et tente, en conclusion, d’évaluer la possible influence de l’élection de Donald Trump sur les écritures françaises de l’Amérique.
14L’ailleurs peut aussi être recherché dans certains espaces a priori dépourvus de tout exotisme et pris en charge par des discours qu’on n’associe pas spontanément au domaine littéraire. C’est ce que soulignent, selon des éclairages différents, les textes de Justine Huppe et Frédéric Claisse, de Timo Obergöker et d’Alec Hargreaves.
15Huppe et Claisseremarquent combien des auteurs tels Bruce Bégout, Éric Chauvier et Philippe Vasset sont fascinés par les espaces désertés, (ré)investis ou saturés par les logiques d’aménagement urbain. Dans un monde caractérisé par la standardisation spatiale, ces écrivains observent les tentatives de réenchantement factice et contribuent, par une description située au carrefour du document et de la fiction, à une exploration sub- et péri-urbaine originale, identifiant un “dehors” au cœur même du “dedans” des lieux familiers. Cette exploration romanesque des espaces français peut emprunter à la géographie humaine et à la sociologie, comme le montre Timo Obergöker en s’intéressant à la France périphérique (Christophe Guilluy). Comment le roman contemporain choisit-il de s’approprier l’un des clivages majeurs de l’espace hexagonal pour représenter des lieux désormais différents ? Obergöker évoque un tournant documentaire du roman qui touche tant à la mise en scène de régions singulières qu’à la question identitaire. Alec Hargreaves, quant à lui, part d’une situation paradoxale : dans un monde où les distances semblent s’amenuiser, la perception française des banlieues constitue une anomalie. Situées à quelques kilomètres seulement du centre des métropoles, elles sont considérées par ceux qui n’y vivent pas comme des espaces irrémédiablement étrangers. Implicitement, en raison des origines coloniales des populations habitant ces endroits déshérités, le sens même du terme “banlieue” a changé. Alors qu’il désignait naguère l’ensemble des espaces suburbains, il est aujourd’hui devenu le synonyme de ghetto ethnique, un nouvel espace exotique post-colonial. Conscients de cette mise à distance, les écrivains de cet espace ont cherché à la subvertir, l’effacer ou la circonvenir. L’étude de Hargreaves met en lumière les stratégies qu’ils utilisent pour surmonter l’exotisation des banlieues et de leurs populations.
16L’outre-mer pourrait constituer une forme privilégiée de l’ailleurs, redessinant à nouveaux frais la carte culturelle de la France. Martin Munro s’interroge sur cette notion très française, difficilement traduisible en anglais, et sur son devenir dans l’œuvre de Michael Ferrier. Son étude souligne qu’elle renvoie encore traditionnellement à une sorte d’appendice de la France, alors qu’elle pourrait désigner en réalité une partie authentique, vitale, et comme un écho sonore de l’histoire transnationale du pays.
Production de l’ailleurs
17La production de l’ailleurs peut d’abord être le fait des écrivains “francophones” qui renouvellent les significations de ce qui constitue l’extérieur de l’Europe, comme le montrent Mathilde Bataille et Blandine Charrier en abordant l’œuvre de Patrick Chamoiseau. L’empreinte à Crusoë présente la vie d’un homme seul, perdu sur une île et sans mémoire. S’y développe une conception originale du lieu à habiter, désormais dépouillé de l’illusion des frontières et des discriminations de tous ordres. Cet espace, qui n’appartient plus ni à l’ici ni à l’ailleurs, constitue un lieu-monde où coexistent l’un et l’autre. Bataille et Charrier analysent ce récit polymorphe où le motif central de l’empreinte se recompose selon une histoire et un devenir contemporain qui, dans la lignée de l’œuvre d’Édouard Glissant, renvoient à une conscience collective dont l’échelle est désormais planétaire.
18Corina Crainic concentre son étude sur trois œuvres, Pélagie-la-Charrette d’Antonine Maillet, Texaco de Patrick Chamoiseau et Le baobab fou de Ken Bugul, relevant d’espaces littéraires “francophones” qui se construisent comme des ailleurs de l’Europe et qui envisagent les problèmes encourus à son contact, que ce soient les guerres, la tutelle coloniale ou simplement, et plus radicalement, l’oubli. Elle observe comment dans ces romans, l’urgence devient la recherche d’un refuge, seul capable de garantir la survie physique, identitaire et culturelle.
19Khady Fall Diagne relie l’œuvre de Fatou Diome au thème de l’immigration et à la question de la “migritude”. Sa lecture souligne comment chez cet auteur, la projection d’un ailleurs géographique se double d’un dessein plus subversif : délimiter un territoire ego-géographique dont les frontières échappent à tous les espaces définis et normés, qu’ils soient physiques ou littéraires. Diagne met ainsi en évidence les stratégies d’évitement des lieux communs et de brouillage des frontières littéraires, propres aux romans de Diome et qui relèvent d’une “esthétique de la bâtardise” revendiquée.
20Ottmar Ette présente les grandes lignes d’une tentative de transformation de l’imaginaire géographique contemporain : le projet de Coolitude du poète, cinéaste et théoricien mauricien de la culture, Khal Torabully. Il évoque à traits rapides les éléments de cette entreprise poétique et poétologique pour penser les relations internationales actuelles en donnant leur place aux exclus de l’histoire, livrant les conditions de possibilité d’une mondialisation “d’en bas”, où l’ailleurs prend des significations nouvelles.
21David Couvidat s’intéresse à la célèbre collection “Terre Humaine” qui a débuté en 1955. La diversité des profils des auteurs et des genres et surtout la pluralité des lieux des témoignages est notoire. Elles tiennent au double statut du directeur de la collection, Jean Malaurie, à la fois géographe et explorateur. Couvidat met en évidence son vif intérêt pour l’exploration des espaces éloignés, situés aux frontières de l’œkoumène et aux limites de l’existence humaine, son attention particulière à la relation entre l’homme et la terre, ainsi que sa vision planétaire des phénomènes les plus lointains. La collection a ainsi cherché à dévoiler un autre monde possible, échappant aux fléaux de la modernité. Elle a permis de faire entrer des ailleurs minoritaires et marginaux dans les préoccupations d’un vaste public de langue française.
22La relecture du Pauvre Christ de Bomba de Mongo Beti par Bernard Mouralis, insistant sur l’anarchisme foncier de l’auteur, nous permet de mesurer l’importance de cet écrivain et singulièrement de ce roman qui est l’un des ouvrages majeurs de la littérature de langue française en Afrique subsaharienne. Enfin, les entretiens de Bertrand Westphal, promoteur du domaine de recherches qu’il a lui-même baptisé “géocritique”, dont il explique ici les enjeux et le devenir, avec Jean-Marc Moura, et de Charles Forsdick avec Anna-Louise Milne présentent quelques perspectives sur les travaux actuels concernant l’ailleurs littéraire. Ils évoquent diverses avancées des recherches sur les littératures de langue française et leurs relations au voyage et à l’espace par temps de mondialisation, dans les domaines anglophone et francophone.
23“On voyage dans les noms avant de voyager dans les lieux”, remarque Christian Garcin dans le texte qu’il a donné pour ce numéro, et le terme sonore d’ailleurs invite en effet à toutes sortes de périples. Le voyage ou la sensation de l’ailleurs, comme y insiste l’auteur, nous restitue à un état d’enfance, d’émerveillement devant l’inconnu, ou le peu connu. Cet état de fraîcheur, d’étonnement primordial, désormais plus souvent conquis que donné, permet à l’être d’habiter différemment le monde, d’être tout entier disponible, moins encombré de soi : “voyager, ou plus exactement faire l’expérience de l’ailleurs, voilà qui permet de ralentir le temps, et de dégonfler l’ego”. Finalement, et en dépit des contradictions et des difficultés d’une époque plutôt encline à déplorer l’amer savoir qu’on tire du voyage, bien des écrivains dont il est ici question pourraient reprendre la formule à leur compte.
Charles ForsdickJean-Marc MouraAnna-Louise Milne
University of LiverpoolUniversité de Paris NanterreUniversity of London
Univer of LiverpoolInstitut Universitaire de FranceInstitute in Paris

Notes


[1] Voir Michel Collot, Pour une géographie littéraire, Paris, Corti, 2014, p. 15 sqq.

[2] Voir Jean-Marc Moura, L’Europe littéraire et l’ailleurs, Paris, PUF, 1998.

[3] Sur cet arrière-pays, voir Patrick Née, L’Ailleurs en question. Essais sur la littérature française des XIX et XX siècles, Paris, Hermann, 2009.

[4] Victor Segalen, Essai sur l’exotisme. Une esthétique du divers, Paris, Fata Morgana, 1978, p. 60.







2012 | Revue critique de fixxion française contemporaine |  (ISSN 2033-7019)  |  Habillage: Ivan Arickx |  Graphisme: Jeanne Monpeurt
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