De la mystique contre-culturelle à un ailleurs écologique

Jean-Xavier Ridon

Résumé


L’ailleurs géographique recherché par les voyageurs du 20e siècle s’est souvent doublé d’une dimension spirituelle. Dans cette quête d’une source mystique à l’existence l’Orient est devenu pour les voyageurs occidentaux lié au mouvement hippie le lieu privilégié d’un ailleurs possible à un Occident souvent réduit à son rapport au monde matériel.  Mais cet ailleurs espéré et rêvé n’a pas toujours su répondre aux aspirations des voyageurs. Mon analyse établira une filiation entre cette quête mystique des années soixante et une prise de conscience écologique que l’on trouve dans les textes de certains voyageurs contemporains. Je soutiendrai l’idée que cette poursuite spirituelle est transposée aujourd’hui dans la recherche d’une relation à la nature qui se donne à son tour comme critique de la modernité tout en essayant d’établir une nouvelle éthique au sein de la relation entre l’être humain et le monde. En me référant à des auteurs tels Sylvain Tesson, Blanche de Richemont et David Lefèvre, j’établirai comment la nature, comme avant elle l’Orient, est instrumentalisée pour représenter un ailleurs qui se donne encore comme contre-culture mais qui en définitive reproduit une vision conservatrice du voyage. 


Mots-clés


ailleurs; contre-culture;écocritisme; hippie trail; mysticisme

Texte intégral :

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2012 | Revue critique de fixxion française contemporaine |  (ISSN 2033-7019)  |  Habillage: Ivan Arickx |  Graphisme: Jeanne Monpeurt
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