(Auto)portraits à l’étranger : dépaysements et postures autofictionnelles dans le roman contemporain

Isabelle Rabadi

Résumé


Cet article s’interroge sur les figures de l’ailleurs nées du regard d’un moi dépaysé dans plusieurs romans contemporains. Il cerne d’abord la nouvelle morale du regard induite par la mondialisation dans la tétralogie consacrée à Marie, et notamment La Vérité sur Marie, de Jean-Philippe Toussaint, dans le cycle Sic Transit de Patrick Deville, dans Boussole de Mathias Énard et dans Envoyée spéciale, Je m’en vais et Les Grandes Blondes de Jean Echenoz. Il s’attache ensuite à la valorisation de l’histoire récente - par son éclairage singulier sur notre temps, l’écrit toussaintien en présente un exemple édifiant - ou plus ancienne tel qu’elle est inscrite au cahier des charges de Deville et d’Énard dans leur volonté de relier le présent au passé, et par là-même l’ici à l’ailleurs. Il explicite la notion d'ailleurs qui conduit finalement à repenser le concept d'altérité car, si ces écritures s’ouvrent à l’Autre, c’est aussi en déstabilisant son statut en tant qu’entité mimétique bien délimitée.

Mots-clés


Deville ; Toussaint ; Enard ; ailleurs ; paysages ; identité

Texte intégral :

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2012 | Revue critique de fixxion française contemporaine |  (ISSN 2033-7019)  |  Habillage: Ivan Arickx |  Graphisme: Jeanne Monpeurt
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