Zones blanches et lieux communs : Bruce Bégout, Eric Chauvier et Philippe Vasset, explorateurs périurbains

Justine Huppe, Frédéric Claisse

Résumé


À rebours des signataires du “Manifeste pour une littérature-monde en français” (2007), qui saluaient le retour d’une littérature ayant renoué, après la chute des idéologies, avec le goût du lointain et la transparence du récit, d'autres, à l'instar de Camille de Toledo, tendent à penser que l'ailleurs s'est dissous dans la mondialisation, le quadrillage des espaces et la normalisation du consumérisme. Pour les écrivains qui font ce constat, c'est paradoxalement l'urbain qui fait souvent figure d'ailleurs à investir. Territoires relégués aux marges des villes dont ils radicalisent et dénudent les logiques, les “non-lieux” (motels, friches urbaines, banlieues pavillonnaires) sont traversés de tensions (rationalité, excès, banalité, étrangeté) qui les rendent propices au récit et au renouvellement des dispositifs d’enquête. Ce sont les modalités de ces explorations “périurbaines” que l'article se propose d'étudier chez trois auteurs : Bruce Bégout, Éric Chauvier et Philippe Vasset.


Mots-clés


ville; mondialisation; dérive; enquête; littérature de terrain;

Texte intégral :

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2012 | Revue critique de fixxion française contemporaine |  (ISSN 2033-7019)  |  Habillage: Ivan Arickx |  Graphisme: Jeanne Monpeurt
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