Le mythe de Robinson Crusoé à l’épreuve du monde global : il n’y a pas d’ailleurs. Étude du motif de l’empreinte dans L’Empreinte à Crusoé de Patrick Chamoiseau

Mathilde Bataillé, Blandine Charrier

Résumé


De quel ailleurs peut bien nous parler la réécriture contemporaine du mythe de Robinson Crusoé par Patrick Chamoiseau, en 2012, alors que la planète est à la fois menacée par les déséquilibres écologiques et engagée dans une mondialisation des échanges ? L’empreinte à Crusoé est le récit sans aventure d’un homme qui, incapable de se souvenir d’où il vient véritablement, comprend qu’il habite un lieu chargé d’ailleurs. Or, c’est à travers l’empreinte de pas découverte sur la plage que se révèle et se recompose l’identité d’Ogomtemêli et sa place dans le monde. Plus qu’une péripétie, l’empreinte est un motif à partir duquel le naufragé devient la conscience historique et écologique de l’humanité vivant sur une seule et même terre, un lieu-monde dans lequel la relation doit supplanter l’exploitation.

Mots-clés


Chamoiseau ; ailleurs ; créolité ; empreinte ; robinsonnade

Texte intégral :

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2012 | Revue critique de fixxion française contemporaine |  (ISSN 2033-7019)  |  Habillage: Ivan Arickx |  Graphisme: Jeanne Monpeurt
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