Des Antilles transarchipéliques :
la Coolitude de Khal Torabully
1 Le manifeste Éloge de la créolité dans lequel Jean Bernabé, Patrick Chamoiseau et Raphaël Confiant élaborent une théorie de la culture, avait été conçu au départ comme intervention pour le Festival caraïbe de la Seine-Saint-Denis” du 22 mai 1988 et fut publié l’année suivante par Gallimard. Les trois auteurs observent dans ce texte le chaos d’une nouvelle humanité qui se développe sous le signe de la créolité[1]. Une dimension planétaire prenait là toute sa place avec en son centre, et pas tout à fait par hasard, les Antilles françaises. Cette dimension planétaire se construit sur l’arrière-plan d’une reprise positive par Édouard Glissant du concept de chaos et, en son centre, le “Nous” collectif de la créolité se met en scène comme représentant d’une nouvelle (genèse de l’) humanité. Cette dimension comprend aussi la conception pas si nouvelle d’une “civilisation caribéenne” qui renvoie à Franz Fanon, René Depestre puis à nouveau à Édouard Glissant ; elle en était, selon lui, à ses tout débuts et avançait de façon encore hésitante[2]. Un nouveau concept d’espace, pour ainsi dire transantillais, devenait tangible. Un discours postcolonial s’opposait ici à la fois à un discours colonial au regard de l’Europe et à un discours anticolonial orienté vers l’Afrique ; ce discours postcolonial a permis une nouvelle conception de l’espace, et donc de l’ailleurs, cette fois à l’échelle planétaire.
2 Nous ne pouvons, dans ce cadre, expliquer à quel point ce nouveau discours est encore resté ancré dans une histoire de l’espace et s’est opposé aux évolutions d’une histoire du mouvement[3]. Il semble cependant important de souligner que l’on peut constater, dans l’ensemble de l’œuvre d’Édouard Glissant, le déploiement complexe d’une histoire d’un mouvement transaréal[4] qui culmine dans le texte considéré, à juste titre, comme son testament littéraire, volume tout autant poétique que poétologique, à savoir La terre magnétique[5]. Dans ce volume qui, à partir des Antilles, développe une perspective transarchipélique sur l’île de Pâques, Rapa Nui – île mobile incarnant déjà au niveau géologique une histoire du mouvement – s’énonce une forme de vie qui, dans un système mobile de coordonnées transantillaises, possède une dimension planétaire. Jusqu’où vont les Antilles ? Cette question trouve toute sa portée non seulement au niveau de l’histoire de l’espace mais aussi au niveau de l’histoire du mouvement.
3 La démarche de penser une vie dans un monde constitué d’îles très différentes remonte au XVe siècle, c’est-à-dire qu’elle précède “l’histoire de la découverte” européenne des Antilles mais se trouve renforcée par cette expansion. L’idée d’un monde archipélique et transarchipélique est donc bien plus ancienne que les théories culturelles et littéraires de la fin du XXe siècle. Elle s’incarne d’une façon littéraire autant que cartographique dans la tradition tout d’abord vénitienne de l’Isolario[6]. A quoi pourrait, de nos jours, ressembler un livre des îles ?
4 Depuis les années 1990 – c’est-à-dire à la même époque que les réflexions ayant mené à l’Éloge de la créolité – Khal Torabully[7], né en 1956 à Port-Louis, à l’île Maurice, poète, cinéaste et théoricien de la culture, a développé en partant d’une double conscience historique son projet de Coolitude. Ce projet constitue la tentative réfléchie, poétique aussi bien que poétologique, de présenter, en incluant tous les exclus de l’histoire, une vision et révision des processus historiques et actuels de la mondialisation, tout en donnant la parole aux sujets vivants qui, dans le monde entier, ont dû se chosifier dans des conditions misérables comme journaliers ou travailleurs temporaires. Les Coolies que Lafcadio Hearn avait présentés en son temps de façon si prégnante dans Two Years in the French West Indies font partie des protagonistes “transtropicaux” de la troisième phase de mondialisation accélérée, un fait que la théorie culturelle et la praxis poétique de l’écrivain de l’île Maurice rendent tangible et ce de façon très vivante, aujourd’hui, dans la quatrième phase de mondialisation accélérée qui touche à sa fin[8].
5 Khal Torabully, qui a soutenu à Lyon une thèse sur la sémiologie du poétique et qui était un des membres fondateurs d’un groupe de recherche français sur la mondialisation (Groupe d’Études et de Recherche sur les Mondialisations, GERM), n’a pas seulement voulu ériger dans ses textes poétiques et poétologiques un monument littéraire aux Coolies essentiellement originaires de l’Inde mais aussi de Chine et d’autres pays, en quelque sorte un lieu de mémoire, mais il a également développé une poétique de la migration mondiale, comme on peut le constater dans son volume Cale d’Étoiles – Coolitude, paru en 1992:
Coolitude pour poser la première pierre de ma mémoire de toute mémoire, ma langue de toutes les langues, ma part d’inconnu que de nombreux corps et de nombreuses histoires ont souvent déposée dans mes gènes et dans mes îles.
Voici mon chant d’amour à la mer et au voyage, l’Odyssée que mes peuples marins n’ont pas encore écrite… et mon équipage parlera au nom de ceux qui effacent les frontières pour agrandir le Pays de l’Homme.[9]
6 Le Pays de l’Homme s’ouvre ici dans ses dimensions planétaires en tant que monde archipélique. Ce chant d’amour aux accents homériques fait apparaître à la mémoire tous les oubliés de l’histoire et ceux qu’elle a dévorés, prospective, orientée vers un avenir commun. Car pour le poeta doctus, issu d’une famille partie d’Inde pour chercher du travail à l’île Maurice, il ne s’agit pas d’un passé clos dont on devrait honorer la tombe en y apportant les petites pierres d’une commémoration basée sur le sentiment du devoir. Partant des expériences individuelles et collectives que les journaliers et travailleurs temporaires en grande partie démunis de droits ont dû supporter, en particulier dans la troisième phase de mondialisation accélérée, il développe une poétique placée sous un éclairage différent, orientée vers l’avenir et la mondialisation actuelle avec toutes ses migrations, et qui s’exprime déjà de façon précoce dans sa relationnalité mondiale, précisément dans la région des tropiques. Ce qui se lit comme suit :
Vous de Goa, de Pondichéry, de Chandernagor, de
Cocame, de Delhi, de Surat, de Londres, de Shanghai,
de Lorient, de Saint-Malo, peuples de tous les bateaux
qui m’emmenèrent vers un autre moi, ma cale d’étoiles
est mon plan de voyage, mon ère, ma vision de
l’océan que nous traversons tous, bien que nous ne
vissions pas les étoiles du même angle.
En disant “coolie”, je dis aussi tout navigateur sans
registre de bord ; je dis tout homme parti vers l’horizon
de son rêve, quel que soit le bateau qu’il accosta ou
dût accoster. Car quand on franchit l’océan pour naître
ailleurs, le marin d’un voyage sans retour aime replonger
dans ses histoires, ses légendes et ses rêves. Le
temps d’une absence de mémoire.[10]
7 Le concept de coolie est ancré historiquement, mais non pensé de façon exclusive : le terme est employé par Torabully dans un sens figuré, il éclaire les phénomènes spécifiques d’une mondialisation “d’en bas”, une mondialisation des migrants qui, à la recherche de travail, traversent des mers et des langues. En une condensation lyrique apparaît alors un réseau mondial de tous ces “voyageurs” qui, en tant qu’objets d’une exploitation forcenée, relient les îles et les villes d’Inde, de Chine, d’Océanie avec des ports coloniaux européens, de façon transatlantique aussi bien que transpacifique.
8 Les transformations du moi lyrique montrent bien que dans chaque translation, dans chaque transbordement, dans chaque transfert s’opère une transformation qui fait du moi un autre et ouvre à chaque fois de nouvelles perspectives, de nouvelles marges de manœuvre et de liberté. Il ne s’agit pas en ce sens d’un autre radicalement autre mais plutôt d’un autre moi-même, d’un élargissement de ce moi. Ce n’est pas une épistémo­logie de l’altérité mais plutôt de l’élargissement, de l’agrandissement. Elle ne se conçoit pas de façon exclusive mais de façon inclusive.
9 L’océan devient un élément qui sépare mais relie également tous les éléments, qui transforme aussi les villes de ce réseau de l’exploitation coloniale en îles qui développent chacune son angle particulier, sa perspective singulière. Entre toutes ces îles, l’ “Odyssée”[11] des travailleurs temporaires, restée si longtemps ignorée des discours identitaires, prend son cours tout aussi inconstant que mondial. Cependant, un retour à Ithaque n’est prévu ni dans les plans de voyage ni dans les journaux de bord : ce sont des voyages sans retour.
10 Le coolie indien est ainsi saisi de façon précise et reconstruit dans sa dimension historique mais ne reste pas une simple figure historique, il prend une dimension métaphorique et plus encore figurale[12] dans la mesure où tous ceux qui ont entrepris dans des conditions inhumaines un voyage la plupart du temps sans retour, se trouvent replacés dans la perspective d’une lyrique et d’une théorie. Ce qui n’avait jamais été écrit, ce qui s’était échappé de la mémoire et du souvenir, ce que personne ne voulait intégrer à sa construction identitaire se trouve condensé dans les écrits de Khal Torabully, de façon tout aussi poétique qu’épistémologique, en une compréhension relationnelle des processus historiques. Ces derniers ne sont pas à concevoir de façon territorialisante et centralisatrice à partir d’un point, mais doivent être compris dans une histoire du mouvement et non plus dans une histoire de l’espace, selon une perspective océanique (ou océanienne). La figura du coolie, une fois “découverte” est partout présente et figurale. Car elle est bien plus qu’une figura de la mémoire, elle témoigne, en de nombreux sens, d’un autre temps.
11 Même si les tropiques, dans leur dépendance envers des puissances extérieures, restent une blessure ouverte : “I will one day discover another new world. / From it I will burn the Tropics / And damn Columbus for his damned economics”[13], elles font partie d’un large réseau de mouvements, alors que leur fondateur Christophe Colomb, qui, en 1492, ne débarqua pas à l’île Maurice mais aux Antilles, est accusé à titre d’exemple pour tous les autres. Cette brève rétrospective sur la première phase de mondialisation accélérée, avec son système économique jeté comme un filet sur l’ensemble du monde, s’ouvre sur un avenir, un “Nouveau Monde” compris différemment dans lequel sont explorées les possibilités de construire un autre monde. Car un monde autre et en ce sens nouveau, reposant sur un vivre ensemble dans la différence, est possible. L’esthétique de Khal Torabully a un fondement éthique, son mouvement est postcolonial.
12 Dans son recueil de poèmes publié en 1999, Chair Corail, Fragments Coolies[14], le poète mauricien, qui est également cinéaste et dont le film La mémoire maritime des Arabes a remporté au festival international du Caire le “Golden Award”, a introduit une métapho­rologie qui n’est pas, comme chez Deleuze et Guattari, orientée vers le rhizome[15] mais vers les coraux, ces organismes symbiotiques de la mer : “Dans ma mémoire sont des langues aussi / Ma coolitude n’est pas une pierre non plus, / elle est corail”[16]. La cooli­tude n’est pas une pierre commémorative, elle est constituée de coraux vivants et parlants : “Que veut nous dire le poète ?” La langue ne devient-elle pas trop obscure, trop “difficile” ?
13 La diversité des langues, si importante pour l’écriture de Torabully, et la translation comme le transbordement vers un autre rivage représentent d’incessants processus de transfert qui deviennent des procédés de transformation : “non plus l’homme hindou de Calcutta / mais chair corail des Antilles”[17]. De ces mutations, de ces métaphores sourd une pratique d’écriture et en même temps une théorie de la culture conçues toutes deux de façon clairement transarchipélique. On peut ainsi lire dans l’essai de Torabully, intitulé “Quand les Indes rencontrent les imaginaires du monde” :
L’imaginaire corallien qui fonde la coolitude présente une proposition d’archipéliser ces diversités si nécessaires aux humanités. Elle transpose concrètement notre imaginaire des Indes, polylogiques, archipéliques dans la réalité contemporaine où économie, cultures et écologie ne peuvent être séparées, comme le prouve la mondialisation actuelle avec ses pannes récurrentes assorties de violence.[18]
14 Cette conception transarchipélique repose historiquement sur les expériences doulou­reuses de millions de coolies indiens qui, dans leur recherche désespérée de travail, ont signé des contrats de cinq ou dix ans qui les ont déplacés aussi bien sur les îles de l’océan Indien que dans l’Océanie ou sur les îles des West Indies britanniques ou sur les Antilles françaises. Cette perspective est reliée avec le modèle conceptuel du corail, si décisif pour l’écriture de Torabully, et que ce dernier expliqua comme suit en 2011 :
Le corail est observable dans son habitat vivant, à la différence du rhizome, qui est souterrain. En plus, il me permet de développer une connectivité agglutinante, bâtissant par couches, par concrétion, par sédimentation, un peu comme un palimpseste, et non pas seulement une connectivité errante, tout en conservant l’aspect égalitaire de la connexion, étant ouvert à tous les courants. Le corail est hybride en son être même, car il est né de la symbiose d’un phytoplancton et d’un zooplancton. On ne fait pas mieux en tant que métaphore de la diversité. Il est racine, polype et plature, protéiforme, souple et dur, et de différentes couleurs. Tout en étant enraciné, il libère la plus grande migration sur terre, celle du plancton, visible depuis la Lune, tout comme la Grande barrière de corail, classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. Cet archipel corallien est tout simple­ment la sculpture vivante la plus étendue sur terre.[19]
15 La récurrence du lexème vivant au début comme à la fin de ce passage souligne à quel point les processus de vie sont importants pour Torabully dans le modèle du corail. Le poète et théoricien de la coolitude n’a peut-être pas tenu compte du fait qu’un personnage aussi important que Charles Darwin avait autrefois pensé à faire du corail le “symbole de l’ensemble de l’évolution” et à l’utiliser comme “modèle de l’évolution” : évolution “qui pousse de façon anarchique dans toutes les directions et ne conçoit pas – comme le prévoit le modèle de l’arbre – l’homme comme couronnement de la fin de l’évolution”[20]. Pour Torabully, le corail n’est pas seulement un modèle de vie mais incarne – parce qu’il est vivant – un savoir sur la survie et sur le vivre ensemble qui transforme cette communauté d’êtres vivants dans leur forme d’existence symbiotique en œuvres d’art d’une grandeur impressionnante. “L’inspiration corallienne”[21] de Darwin s’était déjà établie dans une longue tradition de l’histoire de l’art et de la philosophie de la nature, dans laquelle “les coraux et leurs produits issus d’une lutte pour la survie appartiennent au domaine de l’art”[22].
16 Il est évident que pour l’auteur de Port-Louis, le corail est un concept qui fait concur­rence à la théorie poststructuraliste du rhizome ; par ailleurs, il est clair que le corail et le rhizome représentent de façon comparable le non-centralisé, la mise en réseau, le non-hiérarchisé et, dans son oscillation entre d’une part un être charnel, celui de la Chair Corail, qui donne la vie (et possède une dimension érotique), et d’autre part, une potentialité sculpturale comme pierre commémorative, le corail établit une liaison dynamique entre la géologie et la biologie, entre l’animal et le végétal, entre la mort et la vie, entre société et communauté, liaison dont la valence poétique trouve son expression dans la poétique de Torabully. Le monde symbiotique des coraux se lie à une convivance qui dans la perspective des tropiques, fait apparaître un monde de vie qui s’établit et se développe en dessous et au-dessus de la surface de la mer[23]. Comme trope poétique, le corail incarne le monde en mouvement des tropiques et devient, grâce à ses migrations, l’être vivant transtropical par excellence. Au travers des tropiques il relie tous les éléments entre eux.
17 Dans les textes de Khal Torabully, les Antilles sont insérées dans un paysage de la théorie qui relie au niveau mondial les tropiques entre eux de façon transarchipélique. De cette façon, l’Inde est re-pluralisée, elle connaît en tant que les Indes, las Indias ou the Indies une orientation autonome dans laquelle l’Inde orientale, l’Inde occidentale, l’Asie, l’Australie, l’Europe, l’Amérique et l’Océanie sont intégrées et ouvertes selon une réciprocité multiforme et une logique de relations plurielles. Les Antilles constituent la fractale d’un monde transarchipélique dans lequel tout est en mouvement et tout est interaction. La richesse des littératures des Antilles n’est donc pas celle d’une littérature mondiale centralisable par l’Europe ou les États-Unis, littérature d’origine goethéenne ou post-goethéenne. Cette richesse est bien plus celle des Littératures du monde[24] qui, telles une école de la pensée, nous montrent que nous ne pouvons comprendre le monde de façon adéquate que par rapport à une histoire du mouvement, selon une approche relevant de perspectives différentes et de points de vue multiples.

Notes


[1]Jean Bernabé, Patrick Chamoiseau et Raphaël Confiant, Éloge de la créolité, Paris, Gallimard – Presses Universitaires Créoles, 1989, p. 22.

[2] Ibid.

[3] Voir Ottmar Ette, “ImagiNations from a History of Space to a History of Movement : Cuba between Island-World and World of Islands”, dans Heike Scharm & Natalia Matta-Jara (éd.), Postnational Perspectives on Contemporary Hispanic Literature, Gainesville – Tallahassee – Tampa – Boca Raton. Pensacola – Orlando – Miami – Jacksonville – Ft, Myers – Sarasota, University Press of Florida, 2017, p. 46-68.

[4] Voir Ottmar Ette, TransArea. A Literary History of Globalization. Translated by Mark W. Person, Berlin, Boston, Walter de Gruyter, 2016.

[5] Voir Édouard Glissant, La terre magnétique. Les errances de Rapa Nui, l’île de Pâques. En collaboration avec Sylvie Séma, Paris, Seuil, 2007.

[6] Voir Ottmar Ette, TransArea, op. cit., p. 56-108.

[7] Voir sur l’œuvre de Torabully Véronique Bragard, Transoceanic Dialogues: Coolitude and Indian Ocean Literatures, Frankfurt am Main – Berlin – New York, Peter Lang, 2008.

[8] Voir Ottmar Ette, “Kann die Globalisierung ein Ende nehmen ?” dans Jürgen Kaube & Jörn Laakmann (éd.), Das Lexikon der offenen Fragen, Stuttgart, J.B. Metzler, 2015, p. 32-33.

[9] Khal Torabully, Cale d’Étoiles - Coolitude, La Réunion, Editions Azalées, 1992, p. 7.

[10] Ibid. p. 89.

[11] Voir le chapitre “The Coolie Odyssey : A Voyage In Time And Space” dans Marine Carter & Khal Torabully, Coolitude. An Anthology of the Indian Labour Diaspora, London, Anthem Press, 2002, p. 17-44.

[12] Cf. Erich Auerbach, “Figura”, dans du même auteur Gesammelte Aufsätze zur romanischen Philologie, édité par Fritz Schalk et Gustav Konrad, Bern – München, Francke Verlag, 1967, p. 55-92.

[13] Khal Torabully, Voices from Indentured, manuscrit non publié, 2011.

[14] Khal Torabully, Chair Corail, Fragments Coolies, Guadeloupe, Ibis Rouge Editions, 1999.

[15] Voir Gilles Deleuze et Félix Guattari, Rhizom, traduit du français par Dagmar Berger & alii, Berlin, Merve Verlag, 1977.

[16] Khal Torabully, Chair Corail, Fragments Coolies, p. 82.

[17] Ibid. p. 108.

[18] Khal Torabully, “Quand les Indes rencontrent les imaginaires du monde” dans Gesine Müller & Ottmar Ette (éd.) Worldwide. Archipels de la mondialisation. Archipiélagos de la globalización. A TransArea Symposium, Madrid – Frankfurt am Main, Iberoamericana, Vervuert, 2012, p. 71. Voir aussi ces déclarations de Khal Torabully.

[19] Ibid., p. 70.

[20] Horst Bredekamp, Darwins Korallen. Frühe Evolutionsdiagramme und die Tradition der Naturgeschichte, Berlin, Klaus Wagenbach, 2006, p.1.

[21] Ibid., p.70.

[22] Ibid.

[23] Voir Ottmar Ette & Gesine Müller (éd.), Paisajes sumergidos, paisajes invisibles. Formas y normas de convivencia en las literaturas del Caribe, Berlin, Walter Frey- edition tranvia, 2015.

[24] Voir Ottmar Ette, Weltfraktale. Wege durch die Literaturen der Welt, Stuttgart, J.B. Metzler Verlag, 2017.







2012 | Revue critique de fixxion française contemporaine |  (ISSN 2033-7019)  |  Habillage: Ivan Arickx |  Graphisme: Jeanne Monpeurt
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