Mensonge et faux-semblant dans l’autofiction graphique : Faire semblant c’est mentir (2007) par Dominique Goblet

Marina Ortrud Hertrampf

Résumé


Le succès continu des genres littéraires hybrides qui comme l’autofiction ou la docufiction jouent à la fois sur le registre de la fiction et sur celui d’un discours référentiel se manifeste également en neuvième art. En effet, c’est dans les années 1990 que l’autofiction graphique comme sous-genre de la bande dessinée a célébré ses premiers succès dans le monde francophone et reste jusqu’à aujourd’hui un genre extrêmement productif et populaire.

À travers une analyse de l’album Faire semblant c’est mentir (2007), résultat extraordinaire d’un travail autobiographique réalisé par Dominique Goblet sur douze ans, le présent article s’attache à montrer comment l’auteure de bandes dessinées belge met en œuvre esthétiquement les thèmes du mensonge et du faux-semblant. En effet, il s’avère que la vie de la protagoniste était et est toujours dominée par la mauvaise foi et le mensonge. Le mensonge littéraire ne s’y réfère pourtant pas seulement au niveau de l’histoire, mais aussi au niveau de la narration même : la bande dessinée raconte – en fragments et de façon non chronologique – deux épisodes autobiographiques. Cependant, la bande dessinée trompe le lecteur dans la mesure où les deux volets narratifs, contrairement à l’attente du lecteur, ne sont ni directement liés l’un à l’autre ni racontés jusqu’au bout.


Mots-clés


neuvième art ; autofiction graphique ; Dominique Goblet ; faux-semblant ; mensonge

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2012 | Revue critique de fixxion française contemporaine |  (ISSN 2033-7019)  |  Habillage: Ivan Arickx |  Graphisme: Jeanne Monpeurt
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